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Amétis - La désirer fait-il de moi un criminel ? [-16]

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MessageSujet: Amétis - La désirer fait-il de moi un criminel ? [-16] Jeu 19 Jan - 21:02

Nous n'en sommes qu'à la mi-janvier, mais c'est déjà au moins la cinquième soirée que je m'autorise depuis le début de cette nouvelle année. Non pas que j'ai moins de boulot à cette saison, mais je suis toujours parvenu à concilier vie professionnelle et temps libre à la perfection. Alors, ces moments je tente de me détendre comme je craignais ne plus jamais pouvoir le faire avec le retour de cette fille dans les lieux de Miami que je fréquente. Je l'ai un jour blessée, lui ai laissé plus une cicatrice qui ne se résorbe pas, mais cette brune est soit atteinte d'Alzheimer ou soit extrêmement forte et courageuse pour surpasser ce qu'elle a vécu avec malheureusement moi ce jour d'hiver 2010. Tous les deux marqués par ce qu'elle a subi et que j'ai en quelque sorte causé, je ne me suis pas refusé à la laisser progressivement se confier sur ce traumatisme de son jeune état d'adulte à l'époque. A moi. A ce violeur qu'elle ne reconnaît pas et qui s'immisce lentement de plus en plus dans les détails de sa vie qu'elle ne dévoile qu'à une demi-poignée de personnes. J'en sais plus sur Amélia que n'importe quel autre Carlson sur terre. Mais la marche arrière n'existe pas chez moi, alors la relation s'est enclenchée pour déboucher sur ce qui s'avère comme tel : Amélia est devenue la personne que j'apprécie le plus, autant pour son vécu que pour ses traits de caractère. La situation m'empêche dès lors aujourd'hui de lui confier qui je suis vraiment, ou plutôt qui j'étais il y a presque une décennie. Je ne peux plus lui avouer ça maintenant que notre amitié est si avancée entre nous.
Par conséquent, que la marche arrière ne fonctionne pas chez moi me donne l'occasion d'aller voir chez Amélia. Nous décidons d'en terminer avec un dernier verre qui tarde à se vider, signe que la fatigue s'annonce même si nous pourrions encore poursuivre cette soirée jusqu'à sa clôture. Aucun doute là dessus ! Peu importe qui souffle à l'autre son départ, c'est à deux que nous quittons les lieux pour la rue où mes oreilles bourdonnent avec la sono en musique de fond derrière nous. J'appelle rapidement un taxi, car je ne souhaite pas laisser la mémoire nous rattraper si proche de cette date anniversaire. Si des images me reviennent dans cette fraîcheur qui nous refroidit à la sortie de l'agitation du nightclub, que doit-il en être dans la tête d'Amélia ? C'est elle la victime de ce regrettable épisode; il est certain qu'elle s'en souvienne. Le cab freine. Je ne laisse pas le chauffeur venir nous ouvrir la portière mais je m'en charge, invitant Amélia à s'installer sur la banquette arrière. Je ne comprends pas ce qu'elle dit. Peut-être refuse-t-elle que je la raccompagne jusque chez elle ? Devrais-je me montrer plus prudent ? Je parais trop confiant que tout se passera au mieux si je m'assure qu'elle soit à l'abri dans son appartement pour la nuit. Je connais son adresse par coeur pour y être passé des centaines de fois au cours des dernières années depuis le jour où je me suis mis à la traquer. J'insiste de par ma présence dans l'habitacle en claquant la portière, ordonne au gars à l'avant d'augmenter le chauffage et de démarrer.
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MessageSujet: Re: Amétis - La désirer fait-il de moi un criminel ? [-16] Jeu 19 Jan - 21:46

J'avais besoin de sortir ce soir, une fois de plus. Le mois de janvier est, en plus, le mois le plus dur de l'année pour moi depuis presque sept ans. En fait, dans deux jours ça fera sept ans et je n'arrive pas à me souvenir de ce qu'il s'est passé…

J'ai donc appelé Kurtis dans l'après-midi pour lui proposer de sortir boire un verre en ville. J'ai besoin de sa présence tout comme celle de Lilwenn. Eux seuls savent me changer les idées même si j'évite de les voir ensemble. Je sais que Lil' n'a pas trop confiance et je ne vois pas pourquoi. Kurtis peut sembler étrange, certes, mais je ne donne pas ma confiance facilement et, à lui, j'ai su tout dire. Ce n'est pas pour rien non ?

Enfin bref, je ne sais pas quelle heure il est et je n'ai plus vraiment toute ma tête, on a bu, bien trop bu et j'ai déjà du me prendre quelques personnes avant de sentir le froid du dehors. Alors que Kurtis appelle un taxi je lui lance : « Laisse j'vais rentrer… à PIED ! » Il me laisse entrer en premier dans le taxi « T'es mignon ! » lui dis-je alors avant de m'affaler sur le siège de gauche. Je peine à m'attacher et éclate de rire quand j'y arrive, pathétique. Je me sens plutôt euphorique et ce n'est pas plus mal au moins je ne me mets pas à déprimer ce qui aurait été réellement chiant pour mon meilleur ami. On arrive d'ailleurs devant chez moi quelques minutes plus tard je crois.

Je regarde alors Kurtis en sortant de la voiture et lui demande, tout en m'appuyant à son bras. « Tu viens ? J'ai pas envie d'être seule en fait ! » Je tentai un air de chien battu ou une moue de petite fille mais en réalité je ne sais pas du tout ce que pouvait donner ma tête à ce moment précis.

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MessageSujet: Re: Amétis - La désirer fait-il de moi un criminel ? [-16] Jeu 19 Jan - 22:42

Le trajet n'est par chance pas long jusque chez elle, car Amélia est à deux doigts de s'endormir dans une position des moins confortables à l'arrière de ce taxi. Ca m'aurait brisé le coeur de devoir la réveiller si elle s'était réfugiée dans les bras de Morphée. Ma voix n'aurait probablement pas suffi, j'aurais peut-être dû la secouer ou porter son corps somnolant jusqu'à l'intérieur de son domicile. Ouf, j'échappe à cette possibilité puisque je l'entends toujours s'esclaffer pour un rien avec le ralentissement de la voiture à proximité de notre destination.
Je m'extirpe de l'habitacle par le côté droit, et Amélia s'agrippe à mon bras pour m'imiter. Son geste me crispe. Que dire de ses paroles qui l'accompagnent ? Pleines de double sens que mes oreilles traduisent à leur manière. Je ne sais qu'en penser, mais ses mots ne sont pas parvenue sà un sourd. Grâce à son expression, je parviens à détourner la conversation. « Je suis là, avec toi, ne t'inquiètes pas. » Je tente de le prendre à la légère, mais c'est difficile. Marcher droit aussi. J'oublie de payer le chauffeur de taxi dont je ne réponds pas à l'insulte. Amélia m'apaise autant qu'elle est l'initiateur de mon malaise. Flanqué de ma meilleure amie, je laisse l'homme venir prendre son argent dans mes mains, puis le vois repartir en trombe vers la ville. Eméchés, nous atteignons la porte où Amélia me lâche pour fouiller son sac à la recherche de ses clés. Cette séparation me permet de respirer, car la toucher de n'importe quelle façon qu'il soit constitue ce que je me refuse le plus vivement avec elle.
Je romps à mon code de conduite quelques secondes plus tard. En visant à côté de la serrure, Amélia ne doit son équilibre qu'au soutien que je constitue à côté d'elle. Rendue lente par la consommation d'alcool, ma réaction a tout de même été de me mettre en opposition à sa chute et de la maintenir par la taille pour qu'elle tienne toujours sur ses deux jambes. Le contact interdit s'est créé. Nous n'aurions jamais dû en arriver là, aussi loin, rien qu'elle et moi. Les mauvaises images me reviennent à l'esprit tandis que mes paumes se fixent par dessus ses vêtements sur ses hanches. Adossée à un porte et non plus un mur en briques, le décor diffère d'il y a sept ans mais l'odeur se mêle à l'identique au paysage. Amélia s'est-elle déjà retrouvée dans une telle posture depuis les faits ? Je fuis du regard, pour je ne sais où, mais partout sauf sur elle. C'est dur. Une boule se forme dans ma gorge. Je dois gérer ou convaincre. « Donne tes clés, je vais t'ouvrir. » Pourvu que la proposition chevaleresque soit approuvée sans complainte. « Tu seras au chaud pour dormir dans tes draps confortables, et je pourrai rentrer chez moi avec le sentiment du devoir accompli ! » Assurer pour ce soir, même si ma devise se valait plutôt suicidaire : « Sauf si ... »
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MessageSujet: Re: Amétis - La désirer fait-il de moi un criminel ? [-16] Ven 20 Jan - 10:50

Je suis totalement perdue quand je sors du taxi. Je ne veux pas me retrouver seule, c'est tout ce que je sais et je demande alors à Kurtis de rester. « Je suis là, avec toi, ne t'inquiètes pas. » Sa réponse me réconforte bien plus que ce que je n'aurais imaginé, l'alcool m'aidant sans doute, certes, mais c'est assez troublant. Nous avançons jusqu'à l'immeuble, j'entre le code, puis, une fois au troisième étage, devant ma porte je tente de trouver mes clés mais vacille. Quel bordel dans ce sac. Kurt' me retient par la taille et je sens une certaine chaleur m'envahir mêlée d'autre chose que je ne saurais décrire, comme si ce n'était pas la première fois. Enfin bref, je sors enfin mes clés mais la serrure ne veut pas coopérer. Alors que je râle pour la faire entrer, Kurtis finit par me dire : « Donne tes clés, je vais t'ouvrir. » « Tu seras au chaud pour dormir dans tes draps confortables, et je pourrai rentrer chez moi avec le sentiment du devoir accompli ! » Je relève la tête vers lui alors qu'il me parle et le regarde, dans les yeux, du moins j'essaie.

Il semble gêné et la suite le confirme : « Sauf si ... » Il ne termine pas sa phrase mais je panique, comme une gamine. « J'veux bien qu'tu ouvres oui mais j'veux pas que tu repartes… S'il te plait... » le supplie-je presque alors qu'il ouvre la porte. J'entre dans l'appartement et le tire par le bras pour qu'il m'y accompagne. J'ai vraiment trop bu pour être aussi chiante et aussi suppliante, je ne l'aurais pas fait autrement. Je sais aussi qu'on entre dans la semaine où la peur qu'ils reviennent se fait de plus en plus grande mais, il y a autre chose, quelque chose dont je n'avais jamais pris conscience ou fait attention. Il m'attire et pourtant je n'ai jamais pensé à ça avec lui. Peut-être que la vodka nous fait penser à des choses bizarres après tout. Ma main droite lui tenant toujours le bras, je soulève ma gauche, venant la poser sur sa joue, maladroitement certainement. « Reste avec moi... » lui demande-je une nouvelle fois.

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MessageSujet: Re: Amétis - La désirer fait-il de moi un criminel ? [-16] Ven 20 Jan - 13:29

La nervosité d'Amélia s'accroît au fil des minutes, si bien que je manque de casser la clé en voulant déverrouiller l'accès à son appartement. « Je ne partirai pas tant que tu ne me botteras pas le cul de .. » Chez elle, où j'accède de la manière la plus simple sans devoir forcer le barillet ni le châssis d'une fenêtre. Des années que j'en rêve de découvrir où elle vit, ce qu'elle aime comme décoration pour son intérieur, le type de vaisselle qu'elle utilise, la disposition de son logement et ses manies du rangement. Tout ce mystère se révèle trop facilement à moi, et la prudence m'est conseillée sur un éclair de lucidité de mon esprit. Amélia sait-elle ? Installe-t-elle ce piège qu'elle referme lentement sur moi ? J'ai lu que les victimes de viol ont souvent tendance à vouloir se venger avec une cruauté qui n'a pas de limite. Amélia m'attire et nous rapproche sous l'effet de la boisson qui coule dans ses veines, mais je l'ai déjà connue plus tenace à de tels degrés d'alcool. Elle réalisé un de mes fantasmes, mais cette porte qui claque et nous enferme chez elle ne serait-elle pas le début de mon pire cauchemar ?
Je le mériterais, pour ce que je lui ai fait. Mes pensées deviennent brumeuses au point de me faire hésiter à chaque instant sur la décision à prendre. L'idée me vient de lui balancer la vérité, puis en une fraction de seconde mon seul voeu est de décamper de cet endroit où je peux me compromettre d'un battement de cil de travers. Les doigts d'Amélia rencontrent ma pommette pour s'ancrer jusqu'à ma mâchoire sur la moitié de mon visage. Je ferme les yeux pour apprécier la sensation qui bizarrement ne m'apaise plus. Amélia semble sourde à mes répétitions et m'implore presque encore de ne pas partir. Pas besoin de me le dire deux fois. A la troisième demande, la brune s'amuse avec la mèche qui peut me faire imploser à chaque friction. Je penche la tête sous son toucher, et extrais mon téléphone portable de ma poche. Je le montre à Amélia qui peut-être discerne l'écran encore moins bien qu'avec ma perception floue, pour désactiver les notifications. « Hop ! Personne ne m'ennuiera jusque demain. » Au moins la tendance de cette seconde partie de soirée s'annonce plus claire avec mon choix de profiter de cet espace que j'ai longuement convoité. « Je ne bougerai pas d'ici .. jusqu'à ce que tu en aies marre de voir ma face en peinture. » Dans les pires situations ou les plus délicates à manoeuvrer, je possède toujours cette échappatoire de la dérision. J'ai appris à en user avec parcimonie pour me donner un temps d'avance ou me dégager temporairement d'une complexité afin de prendre le recul nécessaire avant de l'aborder à nouveau dans un futur très proche. Trop proche, comme le front d'Amélia et le mien qui peineront à éviter la collision. Mes syllabes, mon haleine, chacune de mes respirations atteint directement le visage de ma meilleure que je n'ose pas prendre dans mes bras. Son appartement est assez grand, mais nous nous retrouvons tous les deux dans un périmètre de moins de deux mètres carrés. Je me réserve le droit de tout faire basculer, mais j'attends également mon sort.
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MessageSujet: Re: Amétis - La désirer fait-il de moi un criminel ? [-16] Ven 20 Jan - 13:58

« Hop ! Personne ne m'ennuiera jusque demain. » Je reste un petit moment à regarder son téléphone et ne peux m'empêcher de sourire de soulagement. Si ça se trouve il m'a déjà dit qu'il restait et je ne l'ai pas entendu mais là au moins c'était clair et ça me plaisait. « Je ne bougerai pas d'ici .. jusqu'à ce que tu en aies marre de voir ma face en peinture. » Il n'est jamais rentré chez moi avant ce soir, je ne sais pas pourquoi d'ailleurs, cela ne vient pas d'un refus de ma part mais nous nous voyions toujours ailleurs. Que pense-t-il maintenant qu'il voit ou je vis ?

Mon appartement n'est pas spécialement rangé, je suis plutôt bordélique. On me le reproche d'ailleurs souvent mais je ne vais pas changer du jour au lendemain pour autant. Et pourtant, quand on me voit, je suis toujours très bien habillée, maquillée et coiffée... Alors que je commence à me perdre dans mes pensées à savoir ce qu'il pouvait penser de l'état de mon salon, le front de mon meilleur ami vient rencontrer le mien. Je sens alors sa respiration et me retrouve à nouveau entre deux émotions que je ne comprends pas. Pourquoi cette impression de déjà vu ? Mais c'est tellement agréable que je n'ai pas envie d'y penser. Je dois halluciner avec tout l'alcool ingurgité même si ce n'est pas la première fois que je bois autant, je suis plus fragile en ce moment , ça doit venir de ça.

« Kurt... » mais je m'arrête, venant finalement à la rencontre de ses lèvres, venant presser ma bouche contre la sienne. Un désir nouveau mais qui m'habite de plus en plus depuis quelques heures. Et se retrouver comme ça, seuls chez moi m'empêche de me raisonner.

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MessageSujet: Re: Amétis - La désirer fait-il de moi un criminel ? [-16] Sam 21 Jan - 18:34

Sa témérité, son désarroi. Mes oreilles chauffent à l'application de ses lèvres contre les miennes. D'abord surpris, j'approuve l'accord qu'elle me confie d'obtenir ce bout d'elle, qu'elle soit en partie mienne. Tournant un coude pour glisser mon bras dans son dos, je l'empresse du poignet de plaquer tout son corps aussi contre moi. Je détecte une couche gênante entre nous, que je ne tarde pas à virer de nos épaules, trouvant un endroit à tâtons où poser nos vestes. Plus à l'aise, nous commençons à déambuler dans son appartement, sans délier nos langues qui s'avouent leur attirance l'une envers l'autre. Mais nous ne bougeons pas de plus de dix mètres, en ligne droite, Amélia à reculons alors que je fais office de guide dans la pénombre où je ne vois de toute façon rien. Cognant contre un meuble, notre lien se détache et ma brune manque de culbuter à la renverse. Pas de cri, pas de fou rire, nous sommes trop occupés par autre chose de plus plaisant. Je me penche pour ne pas laisser ce minois m'échapper. « Kurtis Follansbee, M'dame. » lui précise-je afin qu'elle m'ouvre à nouveau cet écrin où puiser le plus merveilleux des délices. Les présentations sont assurées, je peux me remettre à goûter à ses lèvres.
Son corps se plie littéralement par dessus le dossier du sofa contre lequel elle s’arque-boute. Je me rends compte que je pourrais lui briser la colonne vertébrale en deux par une pression à peine plus forte. Tandis que je décolle nos bouches pour jeter un oeil à la situation dans son ensemble, je remarque que sa position déforme ses habits : son haut étiré découvre la peau de son ventre accessible à hauteur de son nombril pour y glisser mes mains. Hors de question de céder à la facilité : ma poigne sur son bassin peut facilement lui extraire une séquence de son passé que nous préférerions tous les deux zapper ce soir. Je préfère garder le sourire en inventant ce petit scénario relatif à mon boulot actuel : « US Air Marshall pour vous servir. Vous cherchez quelque chose en particulier ? » En simultané, je n'ai pas perdu de vue les zones d'Amélia à ma merci sous mes yeux. J'ai survolé son menton pour lâcher mes syllabes dans la descente qui s'en est suivie. Ma langue glisse dans son cou avec une aisance sans pareille, pour se rétracter et laisser ma bouche lui dessiner des auréoles humides sur cet épiderme frissonnant. Je dépose des baisers de variations différentes autour de sa clavicule, dans un silence uniquement permis par l'accalmie de nos expirations. Je dessoude alors mon bras de l'arrière de son crâne, l'empêchant dans un premier temps de tomber, pour qu'Amélia se donne entière. Je traîne des dents tel un vampire quand sa jugulaire s'annonce sous ma tempête de succions.
Mon bras gauche pendu dans le vide du canapé, il m'est impossible de laisser mes mains inactives malgré que je tente de me soustraire de leur besoin. Calée dans le creux de l'arrière du genou d'Amélia, ma main droite masse en alternance son mollet puis sa cuisse. Gage de stabilité, mon emprise lui fait fléchir la jambe, décoller son pied du plancher, et le bout de mes doigts la déchaussent. Le bruit de ses talons qui tombent au sol lui provoque un spasme qui freine les ardeurs de ma bouche. Je relève la tête, voulant interroger Amélia sur le moment que nous sommes en train de passer, autant que sur son degré de peur qui l'anime toujours, mais son visage m'est invisible, incliné vers l'assise du fauteuil. Je veux être certain que j'agis cette fois de la bonne manière. Alors que mes lèvres opèrent le long de sa mâchoire avec délicatesse, les massages le long de sa fine jambe sont devenus caresses.

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MessageSujet: Re: Amétis - La désirer fait-il de moi un criminel ? [-16] Sam 21 Jan - 20:31

Rapidement, celui dont je parle comme mon meilleur ami habituellement me plaque contre lui, rendant la scène d'autant plus passionnelle. Son corps contre le mien me redonne à nouveau cette sorte de décharge, de déjà vu et je ne comprends toujours pas. Nos vestes rejoignent d'ailleurs rapidement une chaise ou le sol je n'y prête même pas attention mais, alors que nous commençons à nous déplacer dans la pièce nous percutons la table basse et nos lèvres se dénouent. « Kurtis Follansbee, M'dame. » Je ne sais pas pourquoi il me dit ça mais je suis heureuse de pouvoir retrouver sa bouche à peine quelques secondes après.

Le canapé n'étant pas loin, je me retrouve vite culbutée en arrière contre le dossier, à l'envers. « US Air Marshall pour vous servir. Vous cherchez quelque chose en particulier ? » Je lui souris alors qu'il me regarde, je n'ai pas envie de rire ni de parler à vrai dire, mon cerveau et mon corps ne font plus qu'un. Frissonnant sous ses baisers et ses coups de langue, je viens glisser une main sous le tee shirt de Kurtis. Sa main gauche parcourt l'arrière de mon mollet avant de me déchausser me donnant toujours plus de chaleur.

Je finis par me redresser, assise sur le dossier du canapé, et lui retirer rapidement son haut avant d'entreprendre l'ouverture de son pantalon. Une fois fait je viens finalement me glisser sur l'assise du canapé, l'attirant vers moi, tout en espérant qu'il ne me tombe pas dessus dans notre maladresse. Avant de lui mordiller la lèvre je lui murmure un « J'ai envie de toi... » la seule chose à laquelle je pense en ce moment malgré ces émotions mélangées depuis que nous sommes sortis du taxi. Je n'arrive pas à réfléchir de toute manière, mon corps le veut et ma tête aussi. Je le regretterai peut-être demain mais tant pis. Je reviens d'ailleurs prendre sa bouche tandis que ma main glisse le long de son dos.

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MessageSujet: Re: Amétis - La désirer fait-il de moi un criminel ? [-16] Dim 22 Jan - 18:51

Ce toucher qu'Amélia entreprend sur mon torse puis mon dos attise la flamme : l'incendie de nos sens se propage à plusieurs étages de nos êtres. S'il fait froid dehors, la fièvre nous gagne dans son appartement. Tant l'un que l'autre, avec pour preuve cette entreprise des mains de la brune qui me secouent le pantalon jusqu'à faire sauter cette pression le maintenant encore sur ma taille il y a un instant. Amélia apaise toutefois la constriction de ses vertèbres, s'installe plus convenablement sur le divan et m'y invite sans devoir me l'ordonner. L'intimidation de ses morsures sur mes lèvres accompagnée de ce « J'ai envie de toi » persuade l'éclosion de symptômes plus prononcés à mon état grippal.
Le mien déjà envolé, c'est au tour de son haut de se volatiliser quelque part au milieu du living-room, bien aidé par la coopération de ma meilleure à lever les bras en l'air quand je le lui enlève. La moindre séparation de nos bouches paraît si cruelle, et l'émoi de se réconcilier si puissant. Quelque chose est toujours de trop chez Amélia alors que je suis torse nu. Je prétends corriger cette inégalité, dégrafe son soutien-gorge que j'hélitreuille suspendu à mon majeur jusque le lâcher dans le vide après qu'Amélia en ait extirpé ses bras. En deux temps trois mouvements, la voilà top less sous mes yeux. Ceux-ci n'ont pas le temps d'admirer la vue que nos baisers redoublent d'intensité. Ce sont alors mes mains qui font de sa poitrine leur terrain de jeu, la malaxant enveloppée dans mes deux paumes. J'accentue mes gestes, pousse Amélia à s'allonger. Avec précaution, je veille à ce que son crâne repose doucement sur un coussin, et m'incline à moitié par dessus son corps.
Là où des chirurgiens utiliseraient un bistouri, je déploie le tranchant de mon index qui inscrit sa marque entre les côtes d'Amélia, descend à vitesse moyenne tournoyer à proximité de son cordon ombilical, puis se confronte à un accès barré. Le coude enfoncé dans le canapé, mon bras couvre l'omoplate de la belle, son buste à l'air libre. « A quel point en as tu envie, Amélia ? » la sonde-je de ma bouche qui appelle la sienne qu'elle élève en apesanteur pour renouer le lien. Son inhalation creuse son ventre où plusieurs de mes doigts attendent l'ouverture de cette brèche pour s'immiscer sous cette dernière protection que le revers de ma main écarte peu à peu vers ses rotules, divulguant cette zone dont je n'ai plus à forcer l'accès ce soir.
Couché sur le côté contre elle, le maigre tissu de mon caleçon ne dissimule pas le désir flagrant qu'Amélia anime en moi à tel point que j'en oublierais presque d'attendre un OUI incontestable venant d'elle. Pour moi, tout ce qui se passe entre nous depuis un moment est la réponse à mon souhait de certitude de sa part. Devenir amis. Ne plus jamais sortir l'un sans l'autre. Me laisser la ramener à son adresse. Me montrer où elle vit. Vouloir que je reste. Me laisser poser un regard amateur sur elle. Me laisser la toucher. M'embrasser. Me déshabiller et consentir à ce que je la déshabille entièrement. Toutes ces permissions possèdent une seule et unique signification : elle et moi, c'est autorisé. Cette nuit, un goût exquis débouchera de cette histoire que le présent substituera au passé.
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MessageSujet: Re: Amétis - La désirer fait-il de moi un criminel ? [-16] Dim 22 Jan - 21:22

Le désir m'envahit rapidement et prend le dessus sur tout le reste. Je le veux, ici, maintenant, c'est tout ce qui m'importe. Il vient me retirer mon haut à mon tour ainsi que mon soutien gorge. Ses mains viennent ensuite explorer mon corps, une sensation torride et envoûtante qui me fait fermer les yeux, voulant l'apprécier davantage. Les yeux fermés, la tête en arrière, je suis toute à lui… ou pas… Un flash me revient, je repense à cette fameuse nuit, dans cette ruelle, je ne vois pas leur visage mais je ressens des mains sous ma robe. J'ouvre alors aussitôt mes yeux pour chasser cette idée. Qu'est-ce qu'il me prend ? Première fois que cela m'arrive, ses doigts m'électrisent autant qu'ils me réchauffent et m'excitent. « A quel point en as tu envie, Amélia ? »

Sa question me permet de sortir des mes pensées obscures et j'espère qu'il n'a rien vu. Visiblement non, il vient s'allonger contre moi malgré le peu de place que nous avons. Je laisse mes yeux parcourir son corps et découvre la bosse formée sur son caleçon, ce qui m'arrache un sourire. Ma main gauche décide alors de s'y glisser sans demander une quelconque approbation. Je regarde alors celui qui m'obsède en ce moment : « Visiblement, au même point que toi Kurtis. » lui réponds-je finalement. Je veux qu'il retire ce dernier morceau de tissu, je veux moi aussi retirer ma jupe et mon string, lui laisser entrer chez moi, d'une toute autre manière mais, ces images reviennent… encore et encore.

Lâchant un soupir je me redresse et tout en pointant son sous-vêtement lui lance : « Retire ça ! » avant de moi-même enlever le peu de vêtements qui me restent. Pour la suite, je ne me retiens plus et lui saute littéralement dessus, nous entraînant dans des ébats que je n'aurais jamais soupçonnée avoir avec lui. Le canapé n'est pas l'endroit le plus confortable mais nous suffit amplement.

On se retrouve finalement, une bonne demi heure, peut-être plus, peut-être moins je ne sais pas, haletant l'un contre l'autre...

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MessageSujet: Re: Amétis - La désirer fait-il de moi un criminel ? [-16] Ven 3 Fév - 11:45

La discrétion est rarement de mise lors d'un corps à corps en état d'excitation. Si je veux tellement de choses avec elle à cet instant précis, Amélia refuse de s'y opposer, affichant une envie tout aussi manifeste qui nous entraîne droit vers notre destin. Sa main sur mes parties intimes répondant à l'exploration de mes doigts au bord des siennes, elle m'ordonne soudain d'en finir. Avec ce teasing. Dans n'importe quelle autre circonstance, je l'aurais envoyer balader pour m'avoir dicté quoi faire. Cette fois, je lui obéis au doigt et à l'oeil, motivé comme jamais. Dès lors que je me dépareille de mon caleçon, Amélia m'allonge sur le dos et m'enjambe après avoir éjecté son dernier sous-vêtement que j'avais déjà coulissé autour de ses genoux. « Amé.. » Pas le temps de m'opposer à ce qui se passe; de toute façon je ne souhaite pas y mettre un terme. Son corps à l'horizontal sur le mien, sa main amoureuse vient m'ajuster là où tout s'apprête à rentrer dans l'ordre. Contrôlant le mouvement de ses hanches qui nous unit désormais sans plus aucune aucune protection, Amélia stimule cette passion en harmonie avec les échanges incessants que se prodiguent nos lèvres et langues. Lorsqu'elle décolle nos troncs sous l'effet de ses chevauchées, je ne lui permets pas dix centimètres et lui badigeonne le buste de baisers. Je prends les rênes de notre coucherie, nous bascule dans la plus grande simplicité pour que la tête de la brune repose à nouveau en douceur. Je caresse ses cuisses, agrippe ses chevilles pour écarter au maximum ses jambes, l'une enfoncée dans le dossier du canapé et l'autre en lévitation un demi-mètre au-dessus du plancher, et je nous satisfais.
Au fil des minutes, des perles se forment en surface sur notre peau. Certaines de mon front ou de mon ventre s'en détachent pour chuter sur Amélia ou imbiber le canapé en s'y éclatant. En transe, les mains moites, la cadence de nos ébats évolue selon nos respirations. Mon agressivité se régule sur le son qui émane de la bouche d'Amélia lorsque la mienne ne l'occupe pas : mes coups de rein deviennent plus enthousiastes à l'exaltation communiquée par Amélia tandis que son souffle se détraque sous l'impulsion de mes saccades. Cercle vicieux. Le bourdonnement de mon estomac accroît la puissance de mon agitation qui nous pousse plus loin dans ce deux-places. Les cheveux de la belle pendent dans la vide et ce sont ses épaules qui touchent désormais l'accoudoir auquel je me cramponne. Son visage penché vers l'arrière en apesanteur m'affiche une bouche grande ouverte dans laquelle j'aimerais plonger. Mais je suis pris de convulsion je serre les dents. Un dernier soupir me parvient, vibrant, à l'image de mon être et de nos bassins qui se soulèvent dans un ultime effort au milieu de ce sofa.
Nos corps retombent lourdement, et je m'inquiète de savoir si Amélia le vit bien. Je veux la rassurer, mais ce qu'elle m'a offert en privé chez elle m'a déréglé. J'enfuis ma langue en apnée dans son espace buccal pour une éternité. Entre-temps, notre union s'est détachée, ce qui a détrempé le fauteuil davantage que les gouttes de sueur qui l'humidifiaient au cours de notre accouplement. Conscient une seconde de la nécessité de respirer, j'ai tendu les bras pour regarder Amélia avec adoration. « C'est dingue .. Une fille aussi belle que toi. La chance que j'ai après tant d'années. Si j'avais rêvé de ce moment, il n'aurait en rien été aussi bon que la réalité. » Apparemment, assouvi à l'extrême, je me confie facilement. Un peu trop. Mais une meilleure amie n'a-t-elle pas le droit d'être au courant de ce qu'il en est réellement ? « On est un peu bourrés, pour sûr. Mais ce n'était pas un coup d'un soir, n'est ce pas ? Enfin, je veux dire que pour moi, ce soir n'est pas un accident qu'on peut reprocher à l'alcool. » lui confesse-je en embrassant son omoplate droite. Dois-je lui parler ou plutôt lui donner le temps de récupérer ses esprits, tout comme moi-même les miens ainsi qu'une respiration plus calme.
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MessageSujet: Re: Amétis - La désirer fait-il de moi un criminel ? [-16] Ven 3 Fév - 14:21

Après ce moment je me sens plutôt bizarre, est-ce l'alcool je ne sais pas. J'ai aimé ce moment mais je n'ai aussi cessé de repenser à ce soir là et je ne comprends pas pourquoi, cela ne m'est jamais arrivé. Kurtis lui semble aller bien à l'entendre et à le voir. « C'est dingue .. Une fille aussi belle que toi. La chance que j'ai après tant d'années. Si j'avais rêvé de ce moment, il n'aurait en rien été aussi bon que la réalité. » « On est un peu bourrés, pour sûr. Mais ce n'était pas un coup d'un soir, n'est ce pas ? Enfin, je veux dire que pour moi, ce soir n'est pas un accident qu'on peut reprocher à l'alcool. » Je ne le savais pas aussi sentimental mais surtout je ne savais pas quoi lui répondre. Rien n'était prémédité pour ma part et je me sentais réellement bizarre. Je m’assois pour ma part sur un endroit libre du canapé et mets le plaid sur moi, me recroquevillant un peu.

« Je sais pas Kurt, j'y ai jamais pensé… Mais là ouais on a pas mal bu et j'suis fatiguée, je ferai mieux de me coucher je crois… » Je dois réfléchir à tout ça avant de prendre une décision. Le perdre comme ami je n'y avais jamais pensé, coucher avec lui non plus et avec les souvenirs que cela a remonté je suis incapable de savoir ce que je ressens. Je me sens aussi conne voire méchante de réagir comme ça face à ce qu'il m'a dit mais je suis quelqu'un d'honnête et je ne peux pas lui mentir.

Je me penche finalement vers lui pour déposer un baiser sur sa joue et lui dis : « Je vais aller me coucher, mais reste ici si tu veux, ça me dérange pas. » Il y a une demi heure je le suppliais de rester et là je ne savais plus où j'en suis, qui l'aurait cru… Je me sens perdue et je sens aussi que l'alcool ingurgité me fatigue grandement maintenant. Je me lève alors pour rejoindre mon lit, sans savoir si je retrouverai Kurtis demain matin ou non...

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MessageSujet: Re: Amétis - La désirer fait-il de moi un criminel ? [-16] Ven 3 Fév - 15:55

La réflexion est un domaine à part entière du cerveau humain. Elle englobe notamment tout un pan de sensations allant du remords à la jubilation, de la culpabilité à la fierté, et n'est régie que par un processus de cause à conséquence : nous posons un acte duquel part une série de principes que notre code de valeurs et de jugement approuve ou remet en question. Si de mon côté, avoir fait l'amour avec celle qui préoccupe mes pensées depuis presque dix ans m'a réconforté, je déchante vite en voyant Amélia se retrancher dans le canapé, le regard vide. Qu'elle se montre ainsi tracassée ne me dit rien qui vaille j'en attrape une boule de peur au ventre. « Hey, ca va pas ? » Je ne trouve pas mieux comme réaction, en joignant une caresse sur sa tempe et ses cheveux à mes paroles. La brune est confuse dans sa réponse qui inclut l'idée d'aller dormir dans sa chambre. Seule d'après ce que j'en comprends. Je ne peux pas la forcer à me rester. Pas elle. Le passé m'a montré à quel point la contrainte n'était pas une solution dans ce genre de situation. J'aimerais qu'elle m'explique, mais je suis d'une lenteur dans l'incompréhension. Nous savons tous les deux d'où vient le blocage : à l'évidence il émane d'une histoire commune que j'aurais espéré classer dans le rayon des anecdotes. Perdu pour l'avoir gagnée, ou gagnée pour bientôt la perdre ?
Ma rage est contenue grâce à ses lèvres sur ma joue. Une tendresse amicale, comme si notre soirée n'a pas existé, et des mots qui me relèguent en simple invité qu'elle héberge gracieusement pour la nuit. Qu'elle aille rejoindre son lit avant que je n'explose sa table basse, ce serait ça d'évité. Lui rendre la pareille? L'embrasser sur la joue, ou surprendre sa bouche, encore. Trop tard, la voilà debout dans la pièce qui récupère ses vêtements éparpillés. J'observe cette draperie qui enveloppe son corps que j'ai découvert succulent, et l'interpelle une première fois : « Promets moi de passer une bonne nuit. »  Elle acquiesce à peine, et se dirige pour disparaître.  « Si t'as besoin du moindre truc, tu m'envoies un message. Ok ? » Mes propos peuvent penser que je vais partir mais que je peux aussi bien revenir à tout moment dès qu'Amélia le désire. Ou plutôt que je ne bouge pas d'un poil et qu'en un battement de cil je me retrouverais dans sa chambre si elle veut éclairer ma lanterne. Surtout si elle veut m'éviter de flipper en m'imaginant toutes des choses désagréables sur la suite de notre relation, ça m'arrangerait.
Je n'ai pas cherché à me rhabiller, en tailleur sur son canapé, mais les yeux fixés sur le meuble en verre je me retrace chaque seconde depuis que nous avons quitté cette boîte de nuit puis ce taxi. Où ai-je fauté ? Je repassais le film dans ma tête. Plusieurs fois, sans trouver. Au bout de la xième fois, je peste en silence. Je commence à fredonner « Je suis là, Amélia. Je serai toujours là, et j'ai toujours été là depuis le début. » et puis me crée le scénario le plus tragique à cette histoire. Non pas que je croupisse dans une cellule jusqu'à la fin de mes vieux jours, ce contre quoi je serai aisément couvert. Mais que demain matin soit la dernière fois qu'Amélia me considère avant qu'elle m'expulse de sa vie. Cela fait longtemps que je n'ai plus passé de nuit blanche, mais à n'en pas douter celle-ci s'avère en être une. Impossible de fermer les yeux; les images que mon inconscient m'envoie ne sont pas les plus glorieuses. Je réactive les notifications à mon téléphone et guette l'éventuel signe de celle qui est partie se coucher, mais le petit matin s'annonce lentement avec la clarté qui perce par la fenêtre du salon.
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MessageSujet: Re: Amétis - La désirer fait-il de moi un criminel ? [-16] Ven 3 Fév - 16:16

Alors que je me lève pour aller dans ma chambre, Kurtis reprend la parole et je sens clairement son incompréhension, un once de déception peut-être même ? Je préfère alors ne pas me retourner et filer directement au lit. Je me glisse sous les draps encore nue et jette le plaid au sol ainsi que mes vêtements que j'ai récupéré. Le réveil m'indique qu'il est déjà 6h du matin, on a du rentrer bien tard de cette soirée mais qu'importe. J'ai apprécié cette soirée même si j'ai vraiment beaucoup bu, plus que d'habitude.

Je m'assoupis rapidement mais me réveille dans un sursaut à peine une heure plus tard. Un cauchemar encore inconnu : sept ans plus tôt, dans cette ruelle, dans le noir, bloquée par ces trois mecs. J'entends la voix de l'un d'entre eux en dictant un autre et puis je sens la main du « suiveur » remonter ma jupe… Alors que j'allais voir son visage je me suis réveillée, paniquée. Je n'ai jamais eu autant de souvenirs de cette soirée. Que m'arrive-t-il et pourquoi ces souvenirs reviennent aussi précisément. Je n'arrive toujours pas à voir leurs visages en revanche.

Je me recroqueville sur mon lit et éclate en sanglot, mordant ma couette pour ne pas être entendue. Je ne veux pas que Kurtis s'inquiète mais ce n'est pas tout. Je ne crois pas aux coïncidences, j'ai couché avec plusieurs mecs depuis que ça m'est arrivé et jamais cela m'a hanté comme ça…

Je décide alors que j'irai voir Lilwenn en fin de matinée. Pour les deux heures suivantes, je les passe à écouter de la musique, ne pouvant pas fermer l'oeil à nouveau. Vers huit heures je file à la salle d'eau directement et passe une bonne vingtaine de minutes sous la douche. J'enfile ensuite un jean et un tee shirt et me dirige à la cuisine pour prendre quelque chose à manger.

Passant forcément à côté du canapé, je remarque que Kurtis est toujours là et sursaute. « Kurt… T'es resté ? » lui dis-je alors. « Tu veux manger ou boire quelque chose ? » Je n'ai pas envie de reparler avec lui de ce qu'il s'est passé hier soir et j'ai bien trop la gueule de bois pour me prendre davantage la tête. Je dois cependant avouer que je suis contente de le voir et que même si j'ai la tête embrumée, j'ai envie d'être dans ses bras au fond de moi...

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MessageSujet: Re: Amétis - La désirer fait-il de moi un criminel ? [-16] Sam 25 Fév - 13:58

Mon cerveau m'envoie tout de même des signaux d'alerte comme quoi la fatigue prend du terrain sur mon être, mais mon téléphone me retient de plonger dans l'obscurité que je refuse d'atteindre. J'ai toujours eu cette angoisse de ne pas pouvoir déceler le moindre objet ni la moindre forme, alors j'ai habitué mes yeux aux nuances de la nuit pour que je puisse être en mesure de décrire une pièce plongée dans le noir. Devenir aveugle est l'une de mes plus grandes frayeurs, comme celle de délirer au milieu d'hallucinations. Je déteste perdre la maîtrise de ce que mes yeux voient. Alors je lutte, je demande de l'aide sans le montrer, et je me connecte sur une session de messagerie instantanée avec un pseudo anonyme pour que des inconnus me tiennent éveillé.

Mon corps m'abandonne une dizaine de minutes puis réitère l'opération pour une demi-heure de sommeil. Je déteste ces passages où tout m'échappe, mon portable me glisse des mains, atterrit sur le tissu et se retrouve sous mes côtes quand je réapparais. Mes paupières sont en galère, du bruit émane du couloir, alors je les écarte avec peine. Des pas feutrés proviennent de la chambre d'Amélia pour s'avancer dans le living room où j'ai campé, les fesses nues mais le bas du corps recouvert par ma paire de jeans qui a fait office de couverture. La température ambiante et ma position ont permis de conservé la tiédeur de nos ébats avec celle qui revient du bout de la nuit. Surprise de me voir toujours là dans ses meubles, son air est moins expressif que cette bouche bée de ce à quoi nous nous sommes mutuellement surpris l'un dans l'autre plusieurs heures auparavant. Reprenant comme si je n'étais finalement que de passage, ce qui aurait été le cas sans l'alcool, sans les pulsions, sans cette passion qui nous a littéralement embrasés, elle me propose le petit déjeuner. Ou plutôt le déjeuner au vu de l'heure qui se profile déjà sur l'horloge murale d'un des murs.

Sa question l'amène à la cuisine où je la rejoins après avoir renfilé mon caleçon et mes pantalons. C'est la première fois que je découvre l'intérieur de son appartement, de sa féminité, mais aussi de son frigo et de ses armoires remplies de nourriture. Je ne m'aventure pas d'un simple oui sans connaître ce qu'il y a de possible au menu du jour. « Un jus de fruits pour commencer, ça me va très bien. » je lui assure, me penchant en même temps qu'Amélia ouvre la porte du frigidaire. « Après, je ne sais pas si tu veux manger ici ou si je peux te proposer d'aller bruncher sur la côte. » j'ose finalement par lui demander après avoir réfléchi depuis l'aube à comment formuler mon invitation. « En très bons amis, bien sûr. » mens-je pour ne rien brusquer suite à ce qui vient de se dérouler entre nous. Les bras aligné sur la table, je lève un coude pour attraper le verre que la brune me tend tout en la remerciant d'un murmure qui s'envole vers ses oreilles. J'attrape également ses yeux avec les miens qui ne veulent plus la quitter et qui s'accrochent à ce qui pend au bout de la langue d'Amélia.
Spoiler:
 
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